L’industrie des TI

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L’industrie des TI

Face à cette situation, Industrie Canada a envisagé la création d’un réseau de communication national à haute vitesse que l’on mettrait à la disposition des secteurs de la recherche, du développement et de l’éducation ainsi que de l’industrie canadienne des technologies de l’information (TI).

Le Ministère a commandé une étude sur les problèmes économiques, techniques et pratiques que pourrait soulever l’implantation d’un tel réseau. Le projet a enflammé l’industrie, les administrations publiques et le milieu universitaire qui estimaient avoir besoin d’un réseau de ce genre. Les universités surtout ont clairement indiqué que la réussite de leurs recherches et leur participation au mouvement universitaire international en dépendaient. Elle ont souligné les retombées appréciables qu’un tel réseau aurait sur l’éducation au Canada.

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appuyait elle aussi vigoureusement le projet. En effet, peu d’entreprises canadiennes avaient les reins assez solides pour se doter d’un réseau expérimental bien à elles. Pour la majorité, le réseau à l’étude constituait un excellent moyen pour évaluer la demande de nouveaux produits, mettre de nouvelles technologies à l’essai et illustrer l’utilité et la
valeur de leurs produits au reste du monde. Dans l’enthousiasme que l’idée d’un réseau national avait suscité lors de l’étude de faisabilité, un consortium sans but lucratif piloté par l’industrie a vu le jour en 1993,
avec l’aide financière d’Industrie Canada et d’environ 120 entreprises, universités et Hickling·Arthurs·Low vi Résumé organismes des secteurs public et privé qui en étaient membres.

Le Réseau canadien pour l’avancement de la recherche, de l’industrie et de l’enseignement ou CANARIE (pour Canadian Advanced Network for Research, Industry and Education) était né. Le nouvel organisme avait pour mission d’intensifier le développement et l’exploitation des technologies de l’Internet évolué au Canada en favorisant l’introduction générale de réseaux plus rapides et plus efficaces ainsi qu’en facilitant l’exploitation des produits, des applications et des services de pointe de la prochaine génération sur ces réseaux, dans l’espoir qu’il en résulterait une productivité à long terme et un relèvement du niveau de vie. La décennie suivante, CANARIE jouera un rôle déterminant dans les efforts déployés par le Canada pour rattraper les pays qui lui livraient concurrence en orchestrant et facilitant le travail de maints intervenants qui concourront au développement et à l’exploitation de l’autoroute de l’information, de même qu’à la révolution de l’information. Par ses activités, CANARIE conduira à une meilleure infrastructure du réseau national de la recherche et développement (R-D) et de l’éducation, qui utilisera une largeur de bande de plus en plus élevée et alimentera la création de produits et de marchés pour ces produits via l’autoroute de l’information. CANARIE aidera de surcroît le Canada à se doter d’une culture du savoir et sa population à acquérir plus aisément de nouvelles compétences et connaissances. C’est ainsi que CANARIE concourra au développement économique et social du Canada au XXIe
siècle.

Derrière le dynamisme et la démarche de CANARIE se cachent des Canadiens déterminés
à œuvrer de concert pour faire progresser la connectivité et la collaboration. CANARIE s’est donné d’emblée un rôle stratégique en se voulant à la fois plaque tournante pour
les activités associées à l’autoroute de l’information et tribune pour les intervenants. II a aidé les Canadiens à coordonner leurs efforts et à rassembler les ressources disponibles.

À sa fondation, CANARIE figurait parmi les rares organismes à s’intéresser à la réseautique; la situation devait changer de manière radicale au cours des dix années suivantes.
Au départ, le Canada disposait de deux réseaux : un opérationnel (CA*net) et un expérimental (le Réseau d’essai national ou REN). Le 1er avril 1997, soit deux ans avant la date prévue, CA*net abandonnait sa défroque de réseau sans but lucratif subventionné par l’État pour devenir un réseau exploité commercialement. Les sociétés de
télécommunication canadiennes ont reconnu le rôle majeur que CANARIE a joué dans un déploiement accéléré des services commerciaux de pointe pour la transmission de
données.

Le REN avait été conçu pour servir de réseau expérimental à haute vitesse à l’industrie des technologies de l’information et l’aider à élaborer puis à tester les technologies, les produits, les applications, les logiciels et les services en réseautique de la prochaine génération.

Ce réseau allait changer plusieurs fois au cours de son histoire. En juin 1997, le REN devenait CA*net II et voyait son débit tripler alors que sa couverture s’élargissait
à l’ensemble des provinces et des territoires canadiens. Par la suite, CA*net 3 devenait le premier réseau à large bande entièrement optique au monde, avec un débit atteignant
jusqu’à 30 Gbits /seconde, soit un demi-million de fois plus élevé que celui de son
prédécesseur, en 1993. À présent, la capacité de CA*net 4 se situe entre quatre et huit fois celle de CA*net 3 grâce à une série de routes optiques point à point. CA*net 4 Hickling·Arthurs·Low Résumé vii
concrétise le concept du « réseau habilité par l’utilisateur » en vertu duquel l’utilisateur en bout de ligne affecte de manière dynamique les ressources du réseau, ce qui lui donne par la même occasion beaucoup plus de latitude pour inventer des applications novatrices exploitables sur réseau.

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